Nous avons essayé… Mais la Direction reste archi-butée sur sa politique de réductions des coûts et refuse la quasi totalité des demandes du Syndicat Ugict-CGT au titre de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) UES Axa IM 2019. L’Ugict-AIM ne signe pas l’accord et est la seul syndicat non-signataire. Les signataires de la NAO Axa IM 2019 ne négocient rien d’intéressant pour les salariés ; ils suppriment la clause de rattrapage des Cadres (« clause balai ») qui avait été obtenue difficilement depuis 15 ans chez Axa IM ; ils écartent la question de rattrapage des salaires entre les Hommes et les Femmes au titre de l’égalité et de la diversité ; ils refusent d’aborder la négociation sur les primes pour le travail exceptionnel le soir et le week-end et les jours d’astreintes ; ils modifient le dispositif historique des frais de prévoyance des cadres dirigeants (Attachés de Direction et Directeurs), que seule l’Ugict-AIM défend tout en regrettant la dénonciation également du régime historique pour les salariés non cadres dirigeants, Classes 1 à 7 de la Convention Collective des Sociétés d’Assurance, que seule l’Ugict-AIM défend. Nous avons obtenu toutefois obtenu des jours de congés et de télétravail supplémentaires pour les salariés en situation d’handicap et l’assurance que les salariés issus de la diversité de toutes origine ne soient pas retardé dans leur évolution de carrière….une première dans le Groupe AXA. Que les signataires assument leurs responsabilités ! Attention pour qui vous allez voter et faire voter autour de vous du 18 au 21 Février 2019 !
Attention pour qui vous février prochain ! Ils veulent encore diluer le droit de regard et de contrôle du nouveau CSE Axa IM : Avant les Ordonnances Macron, le Comité d’Entreprise de l’UES Axa IM a TOUJOURS eu une Commission Participation-Intéressement sur laquelle les élus pouvaient compter pour formuler l’avis légal sur le calcul de ces rétributions collectives des salariés. Mais à présent, la Direction peut décider avec l’accord des syndicats majoritaires de supprimer les commissions instituées par accord. La Direction a clairement dit qu’elle ne veut plus de Commissions Participation-Intéressement Axa IM, et certains syndicats disent qu’ils sont d’accord avec la Direction pour ne pas mettre en place une Commission Participation-Intéressement de votre futur CSE des sociétés de l’UES Axa IM. Les signataires vont ainsi supprimer la commission de suivi de la Participation-Intéressement du futur CSE, au titre de leur programme de réduction des coûts. Que vos représentants majoritaires actuels assument leur responsabilité !
Depuis plusieurs années, à chaque négociation obligatoire annuelle (NAO) Axa IM, l’Ugict-AIM a été le seul syndicat à demander à la direction de mettre en place les titres de repas. En effet, l’employeur qui doit recourir aux titres restaurant ne peut pas prévoir de traitement différencié entre les salariés. Depuis juillet 2014 (loi du 10 juillet 2014) l’employeur doit attribuer des titres restaurant aux stagiaires. Les télétravailleurs ne font pas exception à cette règle. Chez Axa IM, seule l’Ugict-AIM défend le principe de non discrimination contre les télétravailleurs en demandant, depuis des années, le ticket restaurant pour eux.
La Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) Axa IM 2018 commence mal. (On précise bien « commence » parce que la toute première réunion de négociation s’est tenue le 10 décembre dernier, alors que d’habitude les discussions commencent en juin ou juillet…) La Direction a annoncé sa position de base, alignée sur les instructions du Groupe : 0,8% d’augmentation individuelle et un budget d’augmentations individuelles de 0,7% pour les Non Cadres et un budget d’augmentations individuelles d’1,5% pour les Cadres. Pourquoi la Direction donnerait plus, quand elle dispose d’une très grande majorité de représentants du personnel qui signent tout, les yeux fermés ? Déjà l’année dernière ces syndicats avec la signature facile ont abandonné la fameuse « clause de rattrapage » des Cadres, obtenue difficilement par la négociation collective depuis de nombreuses années. L’Ugict-AIM a présenté son cahier des revendications, basé raisonnablement sur les éléments réels de l’année écoulée qui montrent que tout est encore possible, à condition que les salariés en veulent.
Encore un autre sujet “oublié” par les signataires du plan social Axa IM 20m18 (voir notre premier article sur le sujet) : Rien n’est prévu pour garantir que les salariés volontaires au départ recevront la quote-part de leur participation-intéressement acquise pendant leur congé de reclassement. Sans accord collectif et une information aux salariés à ce sujet, il y a un grand risque que la Direction “oublie” de verser l’intéressement et la participation légalement dus au bénéficiaires du PDV, bien après qu’ils aient quitté l’entreprise. Encore une fois, l’Ugict-AIM a été le seul à interpeller la Direction afin qu’un avenant à l’accord PDV relatif au maintien de l’intéressement et la participation soit établi. La Direction nous a dit qu’elle étudie la question, qui la pose un vrai problème d’autant que les deux formes de rétribution collective (participation + intéressement) sont combinés au niveau du calcul : l’Ugict-AIM demande les deux pour les salariés, alors qu’un arrêt récent de la cour de cassation ne vise que la participation. La Direction doit s’adresser au Groupe pour résoudre ce problème.
Les salariés qui nous connaissent savent que chaque année, à l’occasion de la publication par la Direction du Rapport sur l’égalité professionnelle entre les Hommes et les Femmes au sein d’Axa IM, l’Ugict-CGT met à jour son analyse sur l’écart des rémunérations entre les sexes, ce qui donne lieu toujours à la même conclusion : En moyenne, les Femmes sont systématiquement moins payées que les Hommes chez Axa IM, et les rares exceptions ne font que confirmer la règle. Chaque année, l’Ugict-CGT est seule à demander à l’occasion de la Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires une enveloppe spécifique pour réduire les inégalités de rémunération entre les Femmes et les Hommes, mais la Direction et les organisations syndicales signataires des accords salariaux se contentent d’écrire « Il est rappelé que la Direction s’engage à garantir une égalité de traitement entre les collaborateurs … » Des paroles qui n’engagent que ceux qui les écoutent.
La Négociation Annuelle Obligatoire 2017 au titre de la revue salariale mars 2018 a démarré le 24 juillet de l’an dernier. La négociation de l’accord salarial précédent, pour la période de 2014-206, a démarré le 3 juin 2014. Et la négociation de l’accord salarial pour la période de 2011-2013 a démarré le 22 mars 2011. Pour les salaries 2019, nous sommes déjà fin septembre et la Direction n’a pas encore convoqué les syndicats représentatifs pour négocier la revue salariale mars 2019. En fait, elle n’a même pas convoqué la Commission de suivi « salaires » pour déterminer si la revue salariale du mars 2018 respecte bien les dispositions du dernier accord salarial signé en décembre 2017. Trop préoccupée par son Plan de Suppression d’Emplois ? Plus surprenant encore, aucun des syndicats signataires de l’ancien accord n’a demandé, à ce jour, la tenue de la Commission ni l’engagement des négociations sur un nouvel accord. L’Ugict-CGT estime que le PSE n’est pas un motif valable pour ignorer l’obligation de négocier annuellement les salaires ou le déroulement normal de l’agenda social pour les salariés qui restent post-PDV.
Les salariés de l’UES Axa IM sont témoins d’un débat passionné entre deux syndicats, l’un qui défend l’intéressement au détriment de la participation, l’autre — Ugict-AIM –, qui dénonce le détournement du dispositif légal de participation qui fait perdre aux salariés entre 1.000 et 3.000 € par an en moyenne. D’un côté, le syndicat majoritaire tente de convaincre les salariés qu’il faut être bon citoyen en subventionnant chaque année la participation de nombreuses filiales du Groupe Axa qui sont structurellement déficitaires, au nom de solidarité à sens unique. D’autre côté, l’Ugict-AIM dévoile le grand secret que les signataires des accords veulent cacher par l’extrême complexité de leurs formules mathématiques, peaufinées depuis maintenant 20 ans : Leurs entreprises situées sur le sol français génèrent plus de participation calculée légalement qu’ils n’en reçoivent en participation + intéressement, et ce, chaque année. La direction calcule chaque année combien de profits doivent être légalement distribués aux salariés, et puis s’arrangent à distribuer aux salariés moins. Le même syndicat qui prétend avoir « sauvé » l’intéressement est en réalité celui qui aide la Direction à arnaquer les salariés. Certains salariés et représentants de ce syndicat commencent à comprendre, comme en témoignent les questions posées à la réunion des délégués du personnel du 26 juin 2018.
