Lors du CSE du 26 mars dernier, la Direction a affirmé sa volonté de retirer tous les postes de travail individuels des salariés de la Plateforme Core (ordinateurs fixes, caissons…) et la mise en place du travail « flexible » pour l’ensemble des gérants, analystes, équipes recherche, risque, quant, portfolio contrôleurs, COO office, Technology et product spécialistes… L’annonce a déjà été faite par la Direction aux équipes le 11 mars dernier, en invitant les salariés à répondre aux sollicitations de Technology pour retirer leur nouvel ordinateur portable et à participer aux sessions de change management, ce qui est susceptible d’être qualifié en délit d’entrave dans la mesure où le CSE n’a pas été consulté au préalable ; en tout cas cela montre que la Direction ne prête aucune importance à l’avis des représentants du personnel.
Le syndicat qui contrôle le CE d’Axa IM depuis plus de 20 ans a perdu près de 15% de représentativité lors des dernières élections professionnelles de février dernier. Le résultat : CFDT 46,83%, CFE-CGC 41,01%, Ugict-CGT 12,17%. La Direction ne peut plus s’appuyer sur un seul syndicat pour faire passer ses plans, projets et réorganisations. Pourtant, rien ne change dans la gestion du CSE, la Direction étant venue au secours du syndicat nouvellement minoritaire pour maintenir l’utilisation illicite du budget de fonctionnement pour financer les Activités Sociales et Culturelles des salariés. La direction, qui aurait dû faire preuve de neutralité, a décidé à la place de la majorité des salariés qui se sont prononcés pour un changement dans la gestion des activités sociales et culturelles. Désormais, le Secrétaire du CSE ne représente qu’une minorité des salariés, plus la voix prépondérante de la Direction de l’employeur lui-même. Ce vote exceptionnel de l’employeur pour son syndicat préféré reflète le remerciement de la Direction à la CFDT pour avoir signé les yeux fermés le PSE au rabais (25 octobre 2018) et pénalise les syndicats non-signataires qui constituent la majorité des voix exprimées par les salariés pour une pluralité de syndicats, ce qui constitue une pression en faveur de la CFDT et une discrimination illicite envers les autres organisations syndicales passible de poursuites pénales et confirme qu’il n y a aucune indépendance de la CFDT vis à vis de la direction.
S’il y avait des gens qui doutaient, maintenant la preuve est flagrante : La CFDT, devenue minoritaire chez Axa IM à l’issue des dernières élections professionnelles, bénéfice du soutien de la Direction pour garder le contrôle du Comité Social et Économique (CSE). Lors de l’installation du CSE le 19 mars dernier, les votes des élus pour le Secrétaire et le Trésorier étaient 9 pour le candidat CFDT et 9 pour la candidate doyenne Ugict-CGT ; en l’état, les mandats auraient dû revenir à l’élue doyenne Ugict-CGT. Mais pour la toute première fois de l’histoire d’Axa, la Direction a participé au vote « pour départager les candidats », en faveur de la CFDT et a maintenu, contre la volonté de la nouvelle majorité, exactement la même équipe d’avant les élections. Pour remercier la CFDT d avoir signé le PDV (?) Parce que la Direction veut que la gestion des Activités Sociales et Culturelles reste entièrement entre les mains de la CFDT (?) La Direction sait qu’elle peut compter sur la CFDT de donner toujours son accord aveugle pour tout ce qui peut arriver dans les 4 années à venir (?) Ou tout simplement pour faire barrage à la volonté majoritaire des salariés électeurs ? Le Code du travail qualifie cela comme une pression de la direction en faveur d’un syndicat et d’une discrimination envers l’élue Ugict-CGT. La direction aurait mieux fait de s’abstenir…
Merci à tous nos chèr(e)s collèges qui ont soutenu les candidats de notre Syndicat aux élections professionnelles Axa IM du 18 au 21 février 2019, en nous permettant d’annoncer une représentativité en progression à 12,17%. Ont été élus au nouveau Comité Social et Économique (CSE) pour le Syndicat Ugict-CGT : 1 titulaire et 2 suppléants Cadres ; 1 titulaire Non Cadre et….. 3 délégués syndicaux autour de la table de négociations ! L’Ugict-CGT Axa IM n’a jamais bénéficié d’une présence aussi importante au sein du Comité : Comptez sur nous pour la mettre au service des salariés !
L’Ugict-CGT est le seul « Syndicat Statutaire d’Entreprise » au sein de l’UES Axa IM, constitué formellement et exclusivement sur le périmètre géographique et professionnel des salariés et anciens salariés des sociétés de l’UES AXA IM, garant de l’indépendance de notre action sociale et syndicale et de l’alignement des intérêts du Syndicat avec ceux des salariés. Votez et faites voter Ugict-CGT !
Un certain syndicat majoritaire vient de distribuer un tract dans lequel il dit aux salariés que le Ticket Restaurant n’est « pas acquis » chez Axa IM et que le sujet est « encore en négociation ». C’est archi-faux, le mensonge ne sert qu’à couvrir les syndicats majoritaires qui, depuis 20, ans n’ont jamais appuyé la demande Ugict-AIM, lors des deux dernières Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), de mettre en place le Ticket Restaurant au sein d’Axa IM, notamment au titre du principe de non-discrimination entre les télé-travailleurs et autres salariés qui ne peuvent déjeuner à la cantine. Depuis l’arrivée de Deloitte dans l’immeuble, le RIE est engorgé, et la Direction est dans l’obligation de permettre aux salariés de déjeuner dans les meilleures conditions. L’Ugict-AIM est le seul syndicat à agir pour résoudre les problèmes du RIE et la mise en place du ticket restaurant chez Axa IM. La dernière NAO, qui vient d’être signée par les syndicats majoritaires, n’en a fait aucune mention.
Ça y est — la Négociation Annuelle Obligatoire des salaires, primes et bonus chez Axa IM est terminée. Les syndicats majoritaires signataires du Groupe Axa ont accepté une baisse nette des augmentations par rapport à celles de l’année dernière. L’accord relatif à la NAO a été signé par les mêmes syndicats qui ont toujours validé la politique de rémunération de la Direction depuis plus de 20 ans. L’Ugict-CGT regrette des mesures salariales en recul par rapport à l’année dernière, l’absence totale de budget spécifique pour supprimer les écarts de rémunérations entre les Hommes et les Femmes, aucune amélioration du temps de travail, l’absence de revalorisation des primes spécifiques pour le travail exceptionnel les jours fériés, les weekends, le soir et les astreintes, et une volonté manifeste des signataires à faire traîner la mise en place obligatoire du « ticket restaurant ».
