Une prolongation jusqu’au 10 juillet qui ressemble davantage à une opération de communication qu’à une véritable reprise du dialogue social. La Direction a annoncé la prolongation des « négociations » jusqu’au 10 juillet. Présentée comme une volonté de poursuivre le dialogue, cette décision suscite de nombreuses interrogations et nourrit les inquiétudes des salariés. À ce stade, aucun projet d’accord n’a été communiqué au CSE, tandis que le projet de PSE continue d’être examiné par le CSE sous la forme d’un projet unilatéral. Dès lors, une question se pose : peut-on parler de véritable négociation lorsque les représentants du personnel ne disposent d’aucun projet d’accord à discuter ? …

Une négociation sans texte !?

Prolonger une négociation sans présenter de projet d’accord revient à entretenir l’illusion du dialogue. En l’absence de document servant de base aux échanges, il est difficile de considérer que les discussions reposent sur des propositions concrètes. Cette prolongation peut être perçue comme une manière de gagner du temps, tout en laissant croire qu’un compromis reste envisageable.

Dossier pas envoyé à la DRIEETS !? PSE repoussé à septembre !?

Ce sont des questions qui préoccupent de nombreux salariés. Certains demandent de la visibilité sur leur avenir professionnel et expriment leur lassitude face à un calendrier sans cesse repoussé. D’autres s’inquiètent de voir cette période d’incertitude se prolonger pendant les congés d’été, au moment où chacun devrait pouvoir profiter de ses vacances sans être confronté à de nouvelles annonces ou sollicitations…

Le CSE tenu à l’écart !?

Parallèlement, le projet unilatéral a reçu un avis défavorable du CSE. Or, cette instance a précisément pour mission d’assurer l’expression collective des salariés et de défendre leurs intérêts dans les décisions qui concernent leur avenir.

Dans le même temps, des discussions se poursuivent avec seulement trois organisations syndicales, alors que quatre (dont la CGT !) sont représentées au CSE. Cette situation interroge sur la place accordée à l’ensemble des élus du personnel et sur l’articulation entre ces échanges et les travaux de l’instance représentative. Y-a-t-il exclusion de la CGT dûment élue ? Chacun est en droit de s’interroger sur la transparence et les conditions dans lesquelles ce dialogue est conduit. La CGT demande la convention collective des assurance et l’organisation sans délais des élections.

La vigilance reste de mise !

NE SUBISSONS PAS.
ORGANISONS-NOUS.
SYNDIQUEZ-VOUS !